Carnets de Nuit - Janvier

Carnets de Nuit - Janvier

Catégories : Nouveauté

 Une fois le blazer enfilé et la porte claquée, où vont les Oiseaux de Nuits dans Paris ? Voici les lieux, les gens et les œuvres qui m'ont fait oublier qu'il était demain. En janvier, j'ai :

— Saboté le Dry January au Nonsense, le nouveau club de Montmartre. La Place du Tertre abrite encore des artistes : ceux qui assurent le live pendant le dîner (étonnamment bon pour une boîte de nuit), ceux qui shakent des cocktails aussi affûtés que leur dégaine et celui qui a validé la moquette des lieux. Pour danser avec une foule avertie, visez la semaine et vérifiez la prog (les DJ et les bands se déplacent avec leur crew).

— Rattrapé le coup avec Iessi, découvert à l'apéro organisé par Monocle pendant la Fashion Week. Mieux qu'un Spritz (on n'en peut plus de toutes façons) et pas si loin du Negroni.

— Repris deux fois du dessert au Bistrot Ordinaire. Shan (ex-archi, ex-foodtrucker) a rassemblé en cuisine ses recettes à l'instinct et un casting improbable : un jeune Hollandais formé chez les étoilés et un jeune Français pas formé mais voisin du restau ! Ils envoient des oursins au four et un poisson sauce bouillabaisse d'anthologie. Mais le coup de grâce, c'est l'unique dessert à la carte. Une crème caramel venue d'ailleurs.

 — Manqué la panne sèche à 2h du matin sur les Champs-Élysées. Sauvé par Régis, le pompiste de nuit, qui avait un souci plus urgent que mon essence : son ordinateur planté. Je suis passé derrière le comptoir pour faire du dépannage IT en échange de mon plein. Deal nocturne.

— Vérifié si les hommes préfèrent les blondes. Un dimanche soir, j'ai lancé ce classique. Du millionnaire américain au majordome français, chaque costume de la Transatlantique vaut l'arrêt sur image (et je ne parle pas du vestiaire-croisière de Marylin Monroe et Jane Russel). La preuve qu'un bon smoking traverse les océans et les époques (disponible sur Disney+).

— Bu un dernier verre chez Superfine, mon bar à cocktails du moment. Pourquoi ? Déjà le bar circulaire en inox et l'éclairage à la bougie. Ensuite le New College, un cocktail au cognac et à l'olive noire qui se pose là. Mais surtout la table de mixage qui transforme le "diner" en dancefloor. 

Février s'annonce bien. Le 17, c'est l'ouverture du 51 Iéna, le club privé qui manquait à Paris pour rivaliser avec Londres. J'y suis passé pendant les travaux... J'ai hâte. Et puis il y a cette invitation cryptique où on me parle de 40 élus, d'un dîner secret et d'un dress code qui m'oblige à trouver une "coiffe flamboyante" pour accompagner mon smoking. Je vous raconterai si j'en reviens.

Bonnes nuits,