Carnets de Nuit - Février

Carnets de Nuit - Février

Catégories : Nouveauté

 Une fois le blazer enfilé et la porte claquée, où vont les Oiseaux de Nuits dans Paris ? Voici les lieux, les gens et les œuvres qui ont habillé mes nuits. En février, j'ai :

— Laissé quelques heures de sommeil à la première soirée du Wato Members Club : un lieu tenu secret, 40 invités en black tie, un spectacle étincelant, une seule nuit pour tout brûler. Ce Club uniquement dédié à la fête est la dernière invention de WATO, dont les débuts underground étaient déjà salués par le New York Times, s'il-vous-plait. Gardez un œil sur l'insta pour tenter de devenir membre et d'attraper la 2e édition (d'après mes sources le 25 avril).

— Savouré les meilleures lasagnes de ma vie chez Come a Casa. "Si vous appelez après 18h, je pourrais vous donner le menu du soir". Avant, on ne sait pas : ça dépend du marché et des envies de Flavia, la Cheffe. Ce qu'on sait par contre, c'est qu'on tient là, en plein Ménilmontant, un des meilleurs italiens de Paris. Le soir où j'y suis allé, on m'a servi une tomate burrata à faire oublier toutes les précédentes. Et je rêve encore de la "lasagna au ragoût de saucisse de Toulouse, chanterelles sautées, provola et parmesan".

— Feuilleté le livre "Clubbing", une plongée dans l'histoire mondiale des clubs, de l'invention de la boule à facettes en 1916 jusqu'à nos jours. Mention spéciale pour les passages sur le Palace et le Rex, ces clubs parisiens mythiques voisins immédiats de nos Suites.

 — Communié chez Alt. Seulement huit couverts disponibles. Pas un de plus. On s'y installe dans un calme olympien — et pas sur les genoux du voisin. Le restaurant pourrait accueillir trois fois plus de monde mais le Chef Kazuaki a délibérément choisi de ralentir la cadence, pour apporter un soin infini à ses assiettes. Pas besoin d'être étoilé pour atteindre la perfection. Plus qu'un dîner, une communion autour de la gastronomie française.

— Célébré la Saint-Valentin en bande au Pigalle, valeur refuge pour les samedi soirs parisiens : on dîne de "petites" assiettes qui ne se moquent pas de nous, on croise une faune internationale et on succombe au DJ set énergique qui ne lésine pas sur les tubes et finit immanquablement par me faire lâcher mon fauteuil.

— Inauguré le 51 Iéna. No comment, no picture, sorry. Les membres sont tenus à la discrétion.

"Si la fête ne résoudra pas les problèmes de ce monde, elle pourrait néanmoins être le lieu où nous pourrions commencer à en imaginer un autre. Danser, se mélanger, se lier, communiquer, travailler, construire et prier, la nuit scintille encore d'un espoir utopique que la lumière du jour serait bien en peine de faire naître." (Tim Lawrence, Loves Saves the Day).

Rendez-vous dans un mois pour sauver le monde en dansant,