Carnets de Nuit - Mars

Carnets de Nuit - Mars

Catégories : Nouveauté

 Une fois le blazer enfilé et la porte claquée, où vont les Oiseaux de Nuits dans Paris ? Voici les lieux, les gens et les œuvres qui ont habillé mes nuits. En mars, j'ai :

Trouvé un tabouret dans l'un des meilleurs bars à cocktails de Paris : le Bar Nouveau, 12 places assises, 7 cocktails. Quand on me les a décrits, j’ai eu l’impression d’une carte des desserts. "No reservations because it’s trop petit". Mais d’ici quelques semaines, l'adresse lancera le tout premier menu dégustation de cocktails de la capitale. Six verres (dont un qui se mange quasiment), distillés sur près de deux heures. Les sessions de 16h et 19h seront savamment dosées pour repartir sur ses deux jambes. Ça promet. 

— Démarré la soirée chez Rives, un bistrot aveyronnais dans le 11e, tenu par un jeune chef issu d’une lignée de restaurateurs de l’Aubrac. Les deux atouts irrésistibles à mes yeux ? La saucisse aligot sauce au vin rouge, impeccable (comme le reste de la carte). La platine au coin du zinc, avec sa collection de vinyles disco-funk 70’s et la promesse d’une fermeture à 1h du matin (voire plus tard quand l’équipe invite un DJ - surveillez leur insta). Une table « kick-starter » comme j’aime. 

Plongé dans "The Last Hurrah" du photographe britannique Dafydd Jones, qui y documente notamment les soirées de l’université d'Oxford au début des années 80. « J'adorais Oxford : la lumière, les bâtiments, la brume matinale. Pour les bals de mai, je faisais généralement l'impasse sur la fête toute la nuit, pour n'arriver qu'à l'aube afin de surprendre les survivants au regard hagard. » On croise notamment de jeunes Hugh Grant et Boris Johnson au début de lendemains difficiles. Ambiance nœuds papillon dénoués et robes de bal froissées : superbe. 

Dansé un dimanche soir au Rex (juste à côté de nos Suites) pour la soirée Legends. Une seule date pour voir Louie Vega, figure de la house américaine, prendre le contrôle des platines. Même le dimanche, Paris veille.

Passé quelques nuits à la Colombe d’Or, l'hôtel mythique de Saint-Paul-de-Vence. Le lieu était fréquenté par Matisse, Chagall et beaucoup d'autres : les artistes pouvaient régler leur note avec une œuvre. Le gratin du cinéma français et hollywoodien y avait aussi ses habitudes.

L'hôtel, toujours tenu par la même famille, reste complètement à la hauteur de sa réputation. Dîner sous un Picasso, dormir dans une chambre provençale illuminée de tableaux, nager au petit matin dans la piscine chauffée, sous le patronage d'un mobile de Calder et, enfin, prendre son petit-déjeuner sur la terrasse frappée par le soleil : ça valait le coup de quitter Paris pour un week-end d’hiver sur la Côte d'Azur. 

« Parties are a theater » rappelle Dafydd Jones. À vous de choisir la pièce et le costume. 

Que le spectacle commence,